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Historique des soufflets de NontronA des Soufflets, de M.Louis Le Cam
La procession avait lieu pendant la période précédant le jeûne du carême, à un moment où les ripailles et une certaine licence dans les mœurs étaient autorisées. Vraisemblablement les soufflets étaient destinés à exorciser les démons se cachant sous les jupes des femmes de Nontron, les Nontronnaises ayant la réputation d’être légères et peu vertueuses. Peut-être faut-il voir aussi dans les soufflets, une allusion à une industrie traditionnelle de la ville. Cette tradition serait par la suite tombée en désuétude : elle aurait été exportée au Mexique par un ordre religieux, et remise en honneur dans le Jura et à Nontron, par les soldats du corps expéditionnaire de retour en France, après l’échec de la conquête de 1865. Autre thèse de M. Paul ThibaudCette tradition serait une parodie irrespectueuse du zèle de l’exorciseur des Pères du couvent de Saint-Sauveur. Pour chasser l’Esprit du Mal des recoins où ils le soupçonnaient de se dissimuler, les « Bons Pères », vêtus de blanc et munis de soufflets, se suivaient en procession, soufflant énergiquement dans tous les endroits qui leur paraissaient susceptibles d’abriter les démons. |
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Cette tradition remonte au moyen-âge. Elle n’a survécu qu’à Nontron et à Saint-Claude (Jura). Il s’agit vraisemblablement d’une « sotie », farce satirique au cours de laquelle le peuple s’affublait de masques et de déguisements qui leur permettaient, en se défoulant, de brocarder les puissants et les riches, et notamment, les prêtres et les moines.