Histoire du couteau de Nontron

Si l'origine exacte de la coutellerie nontronnaise n'est pas connue d'une manière précise, il n'est pas douteux que sa naissance ne soit due, avant toute autre raison, à un environnement particulièrement favorable.
Ainsi, la fabrication du couteau dans le Nontronnais peut être considérée comme une rationnelle exploitation du potentiel minier, hydrolique et forestier du pays.
En effet, les forges exploitent et transforment le minerai de fer, les eaux très froides du Bandiat se révèlent idéalement propices à la trempe de l'acier, le bois abonde. Les maîtres couteliers nontronnais, proches cousins des Hommes de Fer, artisans et artistes à la fois peuvent alors créer et fabriquer couteaux et autres dérivés, débutant ainsi une longue et belle histoire.

La première trace tangible du couteau du Périgord et plus particulièrement de Nontron, semble remonter au moyen-âge. Dès cette époque, les compagnons couteliers font étape dans notre ville pendant leur Tour de France pour y perfectionner leur art. L'importance réelle de la production coutelière est toutefois totalement ignorée.
Les registres paroissiaux nous apportent ensuite quelques renseignements irréfutables, bien que sommaires, sur les couteliers. En 1654, le 15 octobre, Guillaume Legrand, maître coutelier de la paroisse Saint-Eustache de Paris, se marie à Nontron avec Marie Belleterie, de la ville. Il s'installe et exerce ensuite sa profession à Nontron où son épouse est inhumée en 1680 dans la chapelle Notre-Dame-des-Ronces de l'Assomption.
Moins d'un siècle plus tard apparaît la première grande famille coutelière nontronnaise de l'histoire de cette profession : les Bernard, par l'intermédiaire de Jean-Bernard, né le 3 août 1702 dans la paroisse de Nontron, fils naturel et légitime de Elie Bernard, journalier, et de Françoise Boucaud son épouse.

Le 21 août 1777, un évènement heureux va jouer un rôle essentiel dans le développement de la coutellerie à Nontron. En effet, ce jour-là, Guillaume Bernard épouse Marguerite Petit, fille de Nicolas Petit. Par cette alliance vient de naître la seconde grande famille coutelière nontronnaise.
Il est à noter que les deux familles exerceront leur profession séparément.

En 1788, dans une notice écrite à Paris le 1e septembre, l'Inspecteur des manufactures et fabriques de la Généralité de Bordeaux recense trente neuf coutelleries en Dordogne dont cinq pour la seule ville de Nontron. Cinquante quatre ouvriers seulement sont employés à l'échelle départementale dont huit à Nontron.
Ces chiffres montrent parfaitement que la coutellerie au XVIIIe siècle, époque à laquelle des chiens enfermés dans des cages rondes font tourner les polissoirs, est beaucoup plus proche d'un artisanat familial que d'une véritable industrie.
Ce rapport fait également mention de l'estime dont jouit la coutellerie nontronaise : « on y fait, entre autres, des couteaux remarquables par la petitesse et le fini du travail, qu'on exporte comme des objets curieux ».

Pendant l'entier XIXe siècle et le début du XXe siècle, les Bernard et les Petit monopolisent véritablement l'exercice de la profession coutelière. En effet, dans les dernières années du XIXe siècle et peut-être même bien avant, ces familles restent les seules survivantes de la micro-industrie coutelière nontronnaise, comme le confirme d'ailleurs les almanachs départementaux.

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Gérard CHAPERON (1923-1998) - Coutelier à Nontron

Gérard Chaperon croqué par sa fille Josette Chaperon-Gay  

 

Silhouette élancée d'éternel jeune homme, lunettes dissimulant à peine un regard malicieux, sourire aux lèvres, fossettes héritées de l'enfance, casquette impeccablement posée sur la tête, Gérard Chaperon arpente la vie, sa chère rue Carnot, saluant les uns et les autres d'un geste amical, d'une parole fraternelle, les bords du Bandiat ou du Grand Etang, traquant la truite et le brochet, le Nontronnais qu'il connait par coeur à grandes enjambées.

 

 Images gravées dans nos mémoires, d'un passé qui ne peut s'oublier. Images d'un homme que le Couteau en Fête a le bonheur et l'honneur de saluer, chaque année, avec respect, bien sûr, pour son épouse, Raymonde, son complément idéal, pour sa fille Josette qui lui ressemble tant, mais aussi avec gaîté, avec passion, commme il l'aurait souhaité.

De Guillaume Legrand, le pionnier, des Bernard, des Petit, maîtres couteliers de référence, de son père Alphonse, Gérard Chaperon ne se contentera pas d'être le successeur appliqué. Son imagination, sa créativité, son savoir-faire lui permirent, pendant près d'un demi siècle, d'innover, de diversifier agréablement sa production et , pourquoi ne pas le dire, de maintenir en vie, en gardien vigilant, l'un des plus beaux fleurons du patrimoine artisanal du Nontronnais : le couteau de Nontron.

Qu'il en soit remercié ! 

Texte H.L

 

 

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Les Belges à Nontron

La sixième fois que des membres de la « Belgian Knife's Society « Association Sans But Lucratif, mieux connue sous l' abréviation de « BKS « descendent en Périgord pour y célébrer la Fête du Couteau !

Manches de buis ou d'ébène, lames traditionnelles… couteau « Nontron droit de la BKS » aux trois couleurs belges … lame en damas « aux capsules de bière « … tout leur est bon !
Des marches du palais …euh, non , de la Mairie, en passant par le sable de Nontron – plage et la poussière de 2005… tout leur est bon !
Des quelques bières spéciales de la première fois … en passant par la « Saint Eloi, cuvée spéciale BKS des forgerons « … tout leur est bon !
Du « repas du Rugby « … l'aligot… aux moules de bouchot !!! et le jambon sec espagnol… en passant par le foie gras « maison « de Nontron et le vin de Bergerac … tout leur est bon !
De l'hôtel aux 3 cheminées … au gîte, en passant par le camping et les Nontronais sympathiques … tout leur est bon !
De Z… à J B … en passant par AA et PG … tout leur est bon !

Oui, tout leur est bon pour descendre à Nontron en Périgord au « Couteau en Fête 2006 « !!!
Que d'histoires, de petites aventures , de coups de gueule… de chaudes journées et de joyeuses soirées qui sont prétextes à revenir !

Une fine équipe conduite par Michel, soutenu par Dominique,épaulés par Gudy le Batave, par Sam et le presque « régional de l'étape «, Christophe qui devra nous ramener un reportage !
Une petite représentation active et bon enfant qui mettra de l'animation comme à l'habitude .

Mais qui sont ces « belges » me direz – vous ?
Les membres d'une association regroupant professionnels et hobbyistes, amateurs de couteaux et collectionneurs, gainiers, graveurs et scrimhanders, métallurgistes,aiguiseurs comme ébénistes, tous réunis par la passion et dévoués à la protection et à la propagation de tous les savoirs de ce bel artisanat de la coutellerie, que nous ne voulons pas se laisser perdre !

Outre le stand du » village belge », vous retrouverez aussi certains de nos membres exposant et vendant en solo...

Vous saveeeeeeeeeez bien, n'est ce paaaaaaas !
Vous nous reconnaîtrez à l' accent … une fois !

À bientôt !

Pour en savoir plus : http://feteducouteau.typepad.fr