XIXème Fête du Couteau de Nontron
Les samedi 9 et dimanche 10 août 2014

NONTRON VILLE EN FETE

Comme en 2013, cette manifestation sera précédée le week-end du 02 et 03 Août, du festival « Forges et Métallurgie en Haut-Périgord » à Etouars, suivie d'une semaine de stages divers - (forges coutelières et forges serrureries) - place de la mairie à Nontron, du Lundi 04 au Vendredi 08 Août 2014.

N'hésitez pas à vous faire connaître, à prendre contact si vous êtes intéressés.

Tél : 05 53 60 84 60 / mail: lafeteducouteau@yahoo.fr


- Restauration sur place. Garderie gratuite pour les 6-12 ans à l'intérieur du plateau coutelier.
- Accès gratuit au centre ville et aux animations.
- Accés au plateau coutelier : 1 jour 5€ - 2 jours 7€ (moins de16ans gratuit).
- Horaires d'ouverture : samedi 09 août de 10h à 19h, dimanche 10 août de 10h à 19h.

«Il y a quelque chose de fondamentalement humain dans la fabrication d'outils. Lorsque vous saisissez le marteau et chauffez un morceau de métal, vous rejoignez une longue lignée de forgerons qui remonte à des milliers d'années. Ils ont relevés les mêmes défis et ressentis les mêmes joies. Nous vivons une époque où les changements sont si rapides qu'ils se font au détriment de toute humanité.»

«Travailler avec nos mains nous permet de nous redécouvrir, nous fait ressentir directement ce que nous sommes, ce que nous savons, ce que nous devons apprendre, révélant nos forces et nos faiblesses. Nos esprits s'en trouvent stimulés dans un processus silencieux mais puissant de découverte de nos personnalités profondes.» - traduit de Dan Fogg, artisan forgeron coutelier.

Le blog de la Fête du couteau : http://feteducouteau.typepad.fr

Contacts
Presse :


Visiteurs :
Office de tourisme intercommunale du Périgord Vert Nontronnais : 05.53.56.25.50 www.nontron.fr

Couteliers :
Office de tourisme intercommunale du Périgord Vert Nontronnais - Marie-Laure DARNAUD : 05.53.60.84.60 Mail: lafeteducouteau@yahoo.fr

Histoire du couteau de Nontron

Si l'origine exacte de la coutellerie nontronnaise n'est pas connue d'une manière précise, il n'est pas douteux que sa naissance ne soit due, avant toute autre raison, à un environnement particulièrement favorable.
Ainsi, la fabrication du couteau dans le Nontronnais peut être considérée comme une rationnelle exploitation du potentiel minier, hydrolique et forestier du pays.
En effet, les forges exploitent et transforment le minerai de fer, les eaux très froides du Bandiat se révèlent idéalement propices à la trempe de l'acier, le bois abonde. Les maîtres couteliers nontronnais, proches cousins des Hommes de Fer, artisans et artistes à la fois peuvent alors créer et fabriquer couteaux et autres dérivés, débutant ainsi une longue et belle histoire.

La première trace tangible du couteau du Périgord et plus particulièrement de Nontron, semble remonter au moyen-âge. Dès cette époque, les compagnons couteliers font étape dans notre ville pendant leur Tour de France pour y perfectionner leur art. L'importance réelle de la production coutelière est toutefois totalement ignorée.
Les registres paroissiaux nous apportent ensuite quelques renseignements irréfutables, bien que sommaires, sur les couteliers. En 1654, le 15 octobre, Guillaume Legrand, maître coutelier de la paroisse Saint-Eustache de Paris, se marie à Nontron avec Marie Belleterie, de la ville. Il s'installe et exerce ensuite sa profession à Nontron où son épouse est inhumée en 1680 dans la chapelle Notre-Dame-des-Ronces de l'Assomption.
Moins d'un siècle plus tard apparaît la première grande famille coutelière nontronnaise de l'histoire de cette profession : les Bernard, par l'intermédiaire de Jean-Bernard, né le 3 août 1702 dans la paroisse de Nontron, fils naturel et légitime de Elie Bernard, journalier, et de Françoise Boucaud son épouse.

Le 21 août 1777, un évènement heureux va jouer un rôle essentiel dans le développement de la coutellerie à Nontron.

En effet, ce jour-là, Guillaume Bernard épouse Marguerite Petit, fille de Nicolas Petit. Par cette alliance vient de naître la seconde grande famille coutelière nontronnaise.
Il est à noter que les deux familles exerceront leur profession séparément.

En 1788, dans une notice écrite à Paris le 1e septembre, l'Inspecteur des manufactures et fabriques de la Généralité de Bordeaux recense trente neuf coutelleries en Dordogne dont cinq pour la seule ville de Nontron. Cinquante quatre ouvriers seulement sont employés à l'échelle départementale dont huit à Nontron.
Ces chiffres montrent parfaitement que la coutellerie au XVIIIe siècle, époque à laquelle des chiens enfermés dans des cages rondes font tourner les polissoirs, est beaucoup plus proche d'un artisanat familial que d'une véritable industrie.
Ce rapport fait également mention de l'estime dont jouit la coutellerie nontronaise : « on y fait, entre autres, des couteaux remarquables par la petitesse et le fini du travail, qu'on exporte comme des objets curieux ».

Pendant l'entier XIXe siècle et le début du XXe siècle, les Bernard et les Petit monopolisent véritablement l'exercice de la profession coutelière. En effet, dans les dernières années du XIXe siècle et peut-être même bien avant, ces familles restent les seules survivantes de la micro-industrie coutelière nontronnaise, comme le confirme d'ailleurs les almanachs départementaux.

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Gérard CHAPERON (1923-1998) - Coutelier à Nontron

Gérard Chaperon croqué par sa fille Josette Chaperon-Gay

Silhouette élancée d'éternel jeune homme, lunettes dissimulant à peine un regard malicieux, sourire aux lèvres, fossettes héritées de l'enfance, casquette impeccablement posée sur la tête, Gérard Chaperon arpente la vie, sa chère rue Carnot, saluant les uns et les autres d'un geste amical, d'une parole fraternelle, les bords du Bandiat ou du Grand Etang, traquant la truite et le brochet, le Nontronnais qu'il connait par coeur à grandes enjambées.

Images gravées dans nos mémoires, d'un passé qui ne peut s'oublier. Images d'un homme que le Couteau en Fête a le bonheur et l'honneur de saluer, chaque année, avec respect, bien sûr, pour son épouse, Raymonde, son complément idéal, pour sa fille Josette qui lui ressemble tant, mais aussi avec gaîté, avec passion, commme il l'aurait souhaité.

De Guillaume Legrand, le pionnier, des Bernard, des Petit, maîtres couteliers de référence, de son père Alphonse, Gérard Chaperon ne se contentera pas d'être le successeur appliqué. Son imagination, sa créativité, son savoir-faire lui permirent, pendant près d'un demi siècle, d'innover, de diversifier agréablement sa production et , pourquoi ne pas le dire, de maintenir en vie, en gardien vigilant, l'un des plus beaux fleurons du patrimoine artisanal du Nontronnais : le couteau de Nontron.

Qu'il en soit remercié !

Texte H.L

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