Tour du Bourdeix

 

Tour du Bourdeix

   Dans le bourg et devant l'église, une grosse tour circulaire, en bel appareil de granit rose, édifiée probablement au XIIe siècle, est le seul témoin de l'antique forteresse du Bourdeix.

   Haute de plus de quinze mètres, elle n'a d'accès que par une poterne située à près de dix mètres du sol et ouvrant sur une salle circulaire voûtée d'une coupole.
   Ce premier château, ruiné pendant les derniéres guerres anglaises et notamment sous Charles VII, a vu ses matériaux réutilisés à la construction d'une nouvelle demeure située à une centaine de mètres de là, sur un mamelon isolé. Au XVIIIe siècle, cette demeure étant sans doute devenue inhabitable par suite d'évènements inconnus, un troisième édifice fut construit à quelques mètres de l'église et de la tour de l'ancien fort.
Le Bourdeix est une seigneurie dépendant de la châtellenie et baronnie de Nontron et de la juridiction du Bourdeix.
Au début du XVIIe siècle et par suite de démembrements successifs de la baronnie et des diverses seigneuries, Le Bourdeix a dans sa juridiction les paroisses d'Etouars, de Saint-Estèphe et de Teyjat et est possédé par plusieurs seigneurs dont : le vicomte de Limoges, seigneur et suzerain, mais aussi Guillaume et Robert de Magnac, Thibault de la Goublaye, Antoine Hélie de Colonges, Charles Hélie de Colonges de Pellegrin...
Par mariage, Le Bourdeix passe ensuite à Jean Hélie de Pompadour puis à son fils Philibert qui, après avoir été prieur de Nontron, devient conseiller d'Etat, maréchal de camp et sénéchal du Périgord.
A sa mort, en 1683, il laisse ses terres du Bourdeix à son fils Léonard, colonel au régiment de Beausse en 1684 puis gouverneur et grand sénéchal du Périgord. La fille unique de ce dernier, Françoise, devient à son tour marquise du Bourdeix et se marie vers 1708 avec Philippe Egon Dangeau, marquis de Courcillon.
Au 1e février 1752, la terre du Bourdeix revient par adjudication à Jean-Charles de Lavie, premier président au parlement de Bordeaux. Celui-ci la transmet ensuite à son fils Paul-Marie-Arnaud, président à mortier au parlement de Bordeaux, qui la vend à Louis-Gabriel de La Ramière, auquel il donne devant maître Baron, notaire à Bordeaux, le 7 août 1787, pouvoir de l'échanger, vendre ou aliéner.
Usant presque immédiatement de ce pouvoir, Louis-Gabriel de La Ramière, par devant maître Grolhier, notaire à Nontron, inféode alors, le 19 décembre 1787, la terre du Bourdeix en faveur de Guillaume Vallade, maître de forge, domicilié à cette époque à Jommelières.

 

 

Visite libre.



Adresse : Le Bourdeix, 24300