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Histoire des rues de Nontron

Croix Toutpriant

 Calvaire à l’Ouest de Nontron. Reconstruit en 1950.

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Rue Petit Puy de Bayet

Existait déjà sous cette dénomination au XIVe siècle, reliait la ville basse à la ville haute.

Moulin du Vicomte

Moulin du Vicomte puis Moulin de Lanauve, Sur le cours du Bandiat. Converti en scierie aujourd'hui fermée.

 

Le moulin de la Nauve

La Place Saint Etienne vue depuis le Moulin de Lanauve, remarquez l'école supérieure de jeunes filles avec un seul étage.

 

 

Couvent des Pères Cordeliers

Couvent construit au XIVe siècle, desservi par l’église Saint-François. Il fut détruit et sur son emplacement furent construit le Palais de Justice, la Gendarmerie et la sous-préfecture. Il en restait de très belles écuries du XVIIe siècle, avec porte de plein cintre, portant la date : 1621, et une toiture à lucarnes, à la Mansard. En 1952, la barbarie moderne a voulu qu’on abatte ce bâtiment après tant d’autres, hélas…

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Rue Debidour

A porté, dans les temps anciens, les mêmes dénominations que la Rue Camille-Chabaneau, mais a conservé plus longtemps le nom de Rue du Rieu-Merdanson, ruisseau qui coulait aux pieds des Remparts de la vieille citadelle. Elle prit le nom de Rue Debidour, en l’honneur de Lois, Elie, Marie, Marc, Antoine DEBIDOUR, né le 31 janvier à Nontron, Professeur à la Faculté de Lettres de l’Université de Paris, auteur de nombreux ouvrages. 

Les basses rues

 La rue Debidour longtemps appelée " Basses-Rues ", dénomination encore employée de nos jours par les Nontronnais.

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Eglise Notre-Dame des Clercs

Construite sur l’emplacement d’une église du XIIe siècle, Notre-Dame du Reclusage, qui devait son nom à un ermite (reclus) qui y vivait. Son vocable primitif était Notre-Dame des Ronces, qu’elle devait à une statue de la Vierge, pesant près de 80 kilos, qui avait été trouvé à cet endroit, dans un buisson de ronces, par un enfant, vers l’an 1600. La légende veut que cette statue, d’abord transportée en l’église Saint-Etienne, puis en l’église Saint-François, soit revenue miraculeusement à l’emplacement où elle avait été découverte. Dans cette église, des chapelles étaient dédiées à Notre-Dame de l’Assomption et Saint-Mathieu. L’église actuelle a été reconstruite en 1876. Une source miraculeuse jaillit sous l’église, on y accède par un petit escalier (guérison des rhumatismes). Sous la Révolution, cette chapelle a servi de lieu de détention aux prisonniers de guerre espagnols. 

Vue Aerienne sur LEglise

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Rue Carnot

 

Partie de l’ancienne Grande Rue, qui, au XIVe siècle portait le nom de Grande-Reue de la Cahüe, parce qu’elle menait à la place de ce nom. Sa partie inférieure est quelque fois nommée Rue du Barry, parce qu’elle menait au faubourg (Barri = Faubourg).Elle prie le nom Rue Carnot par délibération du conseil municipal du 2 juillet 1894.

Rue Carnot

 

Rue Carnot 1894

Place du Canton

Au XIIIe siècle cette place s’appelait Mercadillum, parce qu’un marché s’y tenait habituellement. Elle devint Place Marchadieu vers le XIVe siècle (déformation du premier nom), puis au XII siècle Place du Canton. On y passait des revues militaires. An 1793, elle devint Place de la Révolution, pour retrouver son ancien nom qu’elle porte encore aujourd’hui. 

Place du Canton 1926

La Place du Canton, carte postale datée 1926

Rue Picaud

D’abord rue Chantemiole, rue du Petit Cimetière, puis rue du Cimetière jusque vers 1750 ; devait son nom à un petit cimetière qui s’y trouvait derrière Moustier Saint-Sauveur, entre la Place Agard et la rue Brune. Une petite place (dont l’emplacement subsiste en partie) portait d’ailleurs le nom de Place Petite Cimetière. Cette première partie de la Rue Picaud, s’est aussi appelée Rue des Cordiers, à cause des fabricants de cordes qui y tenaient boutique et aussi Rue Saint Sauveur, à cause du Moustier Saint Sauveur devant lequel elle passait. La seconde partie (de la Rue Brune à l’église actuelle) s’est appelée Rue du Cimetière (parce qu’elle menait au cimetière Saint Mathurin), et Rue Notre-Dame (parce qu’elle conduisait à l’église Notre-Dame des Clercs).

Par délibération du conseil municipal du 19 novembre 1905, le nom de Rue André-Picaud lui fut donné en souvenir d’un ancien Maire de Nontron, bienfaiteur de l’humanité.

Une porte fermait cette voie, face à la Rue de la Croisette.

 

Rue Picaud

 

Rue Picaud 1906

 

(Archives Mairie de Nontron)

Château des Cordeliers

Le Château date du XVIIIe siècle. Il a été bâti sur l’emplacement d’un ancien château fort dans lequel résidaient les Seigneurs de Nontron. On peut encore en  voir, dans le sous-sol du Château actuel, des salles voûtées et les bases d’un donjon datant de l’époque où Roger, Comte de Limoges, et sa femme Euphrasie donnent par testament, du 19 mai 1785 le château de Nontron aux moines de l’Abbaye de Charroux en Poitou, qui devaient fonder 19 ans plus tard le Monastère Saint-Sauveur. Le château prit alors le nom de Fief des Peytavis à cause des abbés poitevins qui le possédaient. Le château fut cédé aux vicomtes de Limoges en 1258, ces derniers étant mieux en état pour défendre un domaine de ce genre. Dans le parc en terrasses dominant le Bandiat, existe encore un petit bastion avancé qui surveillait l’accès de la vallée. Huit voûtes soutenant la première terrasse donnent à l’ensemble un aspect assez grandiose. Le Château fut incendié en 1672 et en 1713. Le Château actuel fut reconstruit à l’emplacement du premier entre 1768 et 1772 par le Marquis de Laire, Président du Parlement de Bordeaux, qui le céda au Comte de Laramière, qui le vendit à son tour à M. De Mazerat, dernier Juge sénéchal de Nontron avant la révolution, qui acheva sa construction et l’embelli. Il passa successivement à Mme de Lagorne (petite-fille du précèdent possesseur) et, par succession, à son petit-fils le Comte de Saint-Sernin. Le château fut ensuite acheté par Marie-Camille de Monneron au milieu des années 1970. La Commune de Nontron est maintenant propriétaire depuis 1984.

Château vu de la vallée 

Château du XVIII

Château

 Le Château

Vue Aerienne