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Histoire des rues de Nontron

Eglise Notre-Dame des Clercs

Construite sur l’emplacement d’une église du XIIe siècle, Notre-Dame du Reclusage, qui devait son nom à un ermite (reclus) qui y vivait. Son vocable primitif était Notre-Dame des Ronces, qu’elle devait à une statue de la Vierge, pesant près de 80 kilos, qui avait été trouvé à cet endroit, dans un buisson de ronces, par un enfant, vers l’an 1600. La légende veut que cette statue, d’abord transportée en l’église Saint-Etienne, puis en l’église Saint-François, soit revenue miraculeusement à l’emplacement où elle avait été découverte. Dans cette église, des chapelles étaient dédiées à Notre-Dame de l’Assomption et Saint-Mathieu. L’église actuelle a été reconstruite en 1876. Une source miraculeuse jaillit sous l’église, on y accède par un petit escalier (guérison des rhumatismes). Sous la Révolution, cette chapelle a servi de lieu de détention aux prisonniers de guerre espagnols. 

Vue Aerienne sur LEglise

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Rue Carnot

 

Partie de l’ancienne Grande Rue, qui, au XIVe siècle portait le nom de Grande-Reue de la Cahüe, parce qu’elle menait à la place de ce nom. Sa partie inférieure est quelque fois nommée Rue du Barry, parce qu’elle menait au faubourg (Barri = Faubourg).Elle prie le nom Rue Carnot par délibération du conseil municipal du 2 juillet 1894.

Rue Carnot

 

Rue Carnot 1894

Place du Canton

Au XIIIe siècle cette place s’appelait Mercadillum, parce qu’un marché s’y tenait habituellement. Elle devint Place Marchadieu vers le XIVe siècle (déformation du premier nom), puis au XII siècle Place du Canton. On y passait des revues militaires. An 1793, elle devint Place de la Révolution, pour retrouver son ancien nom qu’elle porte encore aujourd’hui. 

Place du Canton 1926

La Place du Canton, carte postale datée 1926

Rue Picaud

D’abord rue Chantemiole, rue du Petit Cimetière, puis rue du Cimetière jusque vers 1750 ; devait son nom à un petit cimetière qui s’y trouvait derrière Moustier Saint-Sauveur, entre la Place Agard et la rue Brune. Une petite place (dont l’emplacement subsiste en partie) portait d’ailleurs le nom de Place Petite Cimetière. Cette première partie de la Rue Picaud, s’est aussi appelée Rue des Cordiers, à cause des fabricants de cordes qui y tenaient boutique et aussi Rue Saint Sauveur, à cause du Moustier Saint Sauveur devant lequel elle passait. La seconde partie (de la Rue Brune à l’église actuelle) s’est appelée Rue du Cimetière (parce qu’elle menait au cimetière Saint Mathurin), et Rue Notre-Dame (parce qu’elle conduisait à l’église Notre-Dame des Clercs).

Par délibération du conseil municipal du 19 novembre 1905, le nom de Rue André-Picaud lui fut donné en souvenir d’un ancien Maire de Nontron, bienfaiteur de l’humanité.

Une porte fermait cette voie, face à la Rue de la Croisette.

 

Rue Picaud

 

Rue Picaud 1906

 

(Archives Mairie de Nontron)

Château des Cordeliers

Le Château date du XVIIIe siècle. Il a été bâti sur l’emplacement d’un ancien château fort dans lequel résidaient les Seigneurs de Nontron. On peut encore en  voir, dans le sous-sol du Château actuel, des salles voûtées et les bases d’un donjon datant de l’époque où Roger, Comte de Limoges, et sa femme Euphrasie donnent par testament, du 19 mai 1785 le château de Nontron aux moines de l’Abbaye de Charroux en Poitou, qui devaient fonder 19 ans plus tard le Monastère Saint-Sauveur. Le château prit alors le nom de Fief des Peytavis à cause des abbés poitevins qui le possédaient. Le château fut cédé aux vicomtes de Limoges en 1258, ces derniers étant mieux en état pour défendre un domaine de ce genre. Dans le parc en terrasses dominant le Bandiat, existe encore un petit bastion avancé qui surveillait l’accès de la vallée. Huit voûtes soutenant la première terrasse donnent à l’ensemble un aspect assez grandiose. Le Château fut incendié en 1672 et en 1713. Le Château actuel fut reconstruit à l’emplacement du premier entre 1768 et 1772 par le Marquis de Laire, Président du Parlement de Bordeaux, qui le céda au Comte de Laramière, qui le vendit à son tour à M. De Mazerat, dernier Juge sénéchal de Nontron avant la révolution, qui acheva sa construction et l’embelli. Il passa successivement à Mme de Lagorne (petite-fille du précèdent possesseur) et, par succession, à son petit-fils le Comte de Saint-Sernin. Le château fut ensuite acheté par Marie-Camille de Monneron au milieu des années 1970. La Commune de Nontron est maintenant propriétaire depuis 1984.

Château vu de la vallée 

Château du XVIII

Château

 Le Château

Vue Aerienne 

Place Paul Bert

Jadis une ancienne forteresse (voir  rubrique " le château fort " sur la carte du XVIIIe) se dressait à cet emplacement. Destinée à défendre l’entrée Sud Ouest de la Vicomté de Limoges, son donjon dominait la vallée. Elle fut détruite entre 1830 et 1840 et la grande Eglise Saint-Etienne y fut construite.

La place prit donc le nom de Place Saint Etienne (ou place de la Grande Eglise pour les Nontronnais) puis Place Paul Bert par délibérartion du conseil municipal du 13 décembre 1887, du nom d’un physiologiste, Ministre de l’Instruction Publique, Résident général en Annam et au Tonkin, mort à Hanoi en 1866. En Novembre 1920 le Conseil municipal avait décidé de la renommer " Place du maréchal Foch " mais un décret du conseil des ministres avait ajourné les hommages publiques décernés à des personnalités politiques ou militaires vivantes.

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, a été élevé sur cette place, il est formé d’un monolithe de très grande taille. (Voir aussi Les Liteaux). Vers 1900, une fois que les ruines de l'ancien fort et de l'église Saint Etienne furent détruites, on a restauré et reconstruit les murs de soutènement qui entourent la Place Paul-Bert, et celui très élevé qui domine la rue de Périgueux. C’est à cette époque également que l’école construite de 1830 à 1835 fut surélevée d'un étage. 

Place St Etienne

Le nouveau mur de soutènement autour de la Place Paul-Bert

 

Place paul Bert et rue Thiers 1887

 La Place Paul Bert prend son nom en 1887-1888 (Archives Mairie de Nontron)

 

Place Grande Eglise

Mur de soutènement en construction côté Ouest

 

Vue sur la vallée du Bandiat

 Mur de soutènement en construction côté Est ( Bandiat). Le mur de l'ancienne forteresse est encore visible

 

mur souténement Est

Agrandissement de la carte postale précédente, le mur de l'ancien château fort est encore visible derriére l' échafaudage. En passant votre souris sur l'image vous pourrez comparer cette photo avec une représentation des ruines de l'église Saint Etienne en 1823 (voir rubrique Eglise Saint Etienne).

Des témoignages d'ouvriers travaillant à surélever l'école vers 1900 nous indiquent que " trois sépultures dans la roche avec des squelettes de soldats de Richard furent découvert au pied du grand mur de l'école lors de ces travaux et remis à leur place, ces squelettes étaient de très grandes tailles ". Un puits fut également dégagé, il devait ravitailler en eau la garnison occupant la fortification , il était situé  " entre l'école et la place, à l'endroit où se trouvait un préau et les wc ", des fouilles bien antérieures avaient dû être pratiquées car une pierre était marquée de la date 1840. Ce puits n'est plus visible actuellement dans la cour de l'école.

Des souterrains sillonnés également la place de la grande église. Les terrasses côté Bandiat étaient jonchées de " maisons fortes " destinées à freiner l'assaut des assaillants vers la forteresse dans les étroits sentiers qui remontent. Les soldats pouvaient se replier progressivement de maison en maison vers le château fort en passant par des tunnels qui relient le plateau de la forteresse. Il existe encore l'un de ces passages, aujourd'hui éboulé et inaccessible, fermé par une porte en bois sur l'une des terrasses. Des marches d'escalier ressortent sur la terrasse juste au-dessus. d'autres tunnels donnent côté Ouest sur les " basses rues" mais leurs sorties ont été maçonnés et l'emplacement exact oublié. Lors de différents travaux à travers les siècles des ouvertures de ces tunnels furent mis au jour mais aucuns explorés.

Vue aerienne Paul Bert

Ecole 2017

Vue générale 4

 Côté Bandiat, vue des terrasses de la place Paul Bert, des " maisons fortes " y étaient construites et protégeaient la forteresse des assaillants. 

 

Vue générale

Agrandissement de la carte postale précédente, remarquez l'école avec un seul étage.

 

Lécole supérieur de jeunes filles 2

Construction des créneaux et du mur de souténement côté Ouest.

 

Un coin de la place St Etienne

 

Adjudication mur de souténement

Affiche placardée pour l'adjudication des travaux du mur de soutènement de la place Paul Bert en 1888. Dans ce premier projet, un escalier monumental visible depuis la sortie de la grand'rue devait permettre d'accéder à la place.

(Archives Mairie de Nontron)

 

Les Liteaux

C’était le nom de l’endroit où se trouve actuellement le jardin du monument aux morts. Les murs de la ville passaient à cet endroit, et le terrain (aujourd’hui rehaussé) était à pic sur la vallée. Ce nom les Liteaux avait pour signification Nids de Loups. Un monument à la mémoire de Camille Chabaneau (1831-1908) était érigé à cet endroit en 1911 avant d'étre déplacé de quelques métres pour accueillir le Monument de la Grande Guerre en 1925.

Monument Camille Chabaneau

 Le monument Camille Chabaneau et le monument de la Grande Guerre.

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Eglise Saint-Etienne

Eglise romane construite à côté de l’ancienne forteresse de Nontron, sur les Remparts de la ville. Elle avait une belle tour hexagonale du XIe siècle, fut détruite entre 1814 et 1826, et l’école actuelle fut construite à son emplacement de 1830 à 1835. Elle avait donné son nom à la place aujourd’hui nommée Place Paul-Bert.

Eglise St Etienne gravure 1823

Le château et La grande église de Nontron en 1822.

Dessin à la plume de Jules De Verneilh d'aprés la lithographie de M. Delanoue (1822).

Bulletin SHAP Tome XIII-1886 ( Dessin paru dans le livre Le Périgord Romantique de Pierre Fanlac ) 

Ecole primaire supérieure

Ecole supérieure de nontron

(source : Ministère de l'éducation Nationale, collection " Patrimoine d'enfances")

 

Ateliers de menuiserie

(source : Musée National de l'Éducation) 

 

Ecole primaire supérieure

Adjudication des travaux pour l'agrandissement de l'Ecole Primaire Supérieure (Archives Mairie de Nontron)

Séparateur 2 gris copie

Rieu Merdanson

Petit ruisseau qui descendait de la fontaine Saint-Pierre, et qui longeait la Rue Chabaneau actuelle. Il portait primitivement le nom de Ruisseau Joumard, mais transformé en égout, et dégageant de mauvaises odeurs, il fut baptisé Rieu Merdanson. Au XIVe siècle, il fut recouvert de voûtes et devint souterrain.

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