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Histoire des rues de Nontron

Place Paul Bert

Jadis une ancienne forteresse (voir  rubrique " le château fort " sur la carte du XVIIIe) se dressait à cet emplacement. Destinée à défendre l’entrée Sud Ouest de la Vicomté de Limoges, son donjon dominait la vallée. Elle fut détruite entre 1830 et 1840 et la grande Eglise Saint-Etienne y fut construite.

La place prit donc le nom de Place Saint Etienne (ou place de la Grande Eglise pour les Nontronnais) puis Place Paul Bert par délibérartion du conseil municipal du 13 décembre 1887, du nom d’un physiologiste, Ministre de l’Instruction Publique, Résident général en Annam et au Tonkin, mort à Hanoi en 1866. En Novembre 1920 le Conseil municipal avait décidé de la renommer " Place du maréchal Foch " mais un décret du conseil des ministres avait ajourné les hommages publiques décernés à des personnalités politiques ou militaires vivantes.

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, a été élevé sur cette place, il est formé d’un monolithe de très grande taille. (Voir aussi Les Liteaux). Vers 1900, une fois que les ruines de l'ancien fort et de l'église Saint Etienne furent détruites, on a restauré et reconstruit les murs de soutènement qui entourent la Place Paul-Bert, et celui très élevé qui domine la rue de Périgueux. C’est à cette époque également que l’école construite de 1830 à 1835 fut surélevée d'un étage. 

Place St Etienne

Le nouveau mur de soutènement autour de la Place Paul-Bert

 

Place paul Bert et rue Thiers 1887

 La Place Paul Bert prend son nom en 1887-1888 (Archives Mairie de Nontron)

 

Place Grande Eglise

Mur de soutènement en construction côté Ouest

 

Vue sur la vallée du Bandiat

 Mur de soutènement en construction côté Est ( Bandiat). Le mur de l'ancienne forteresse est encore visible

 

mur souténement Est

Agrandissement de la carte postale précédente, le mur de l'ancien château fort est encore visible derriére l' échafaudage. En passant votre souris sur l'image vous pourrez comparer cette photo avec une représentation des ruines de l'église Saint Etienne en 1823 (voir rubrique Eglise Saint Etienne).

Des témoignages d'ouvriers travaillant à surélever l'école vers 1900 nous indiquent que " trois sépultures dans la roche avec des squelettes de soldats de Richard furent découvert au pied du grand mur de l'école lors de ces travaux et remis à leur place, ces squelettes étaient de très grandes tailles ". Un puits fut également dégagé, il devait ravitailler en eau la garnison occupant la fortification , il était situé  " entre l'école et la place, à l'endroit où se trouvait un préau et les wc ", des fouilles bien antérieures avaient dû être pratiquées car une pierre était marquée de la date 1840. Ce puits n'est plus visible actuellement dans la cour de l'école.

Des souterrains sillonnés également la place de la grande église. Les terrasses côté Bandiat étaient jonchées de " maisons fortes " destinées à freiner l'assaut des assaillants vers la forteresse dans les étroits sentiers qui remontent. Les soldats pouvaient se replier progressivement de maison en maison vers le château fort en passant par des tunnels qui relient le plateau de la forteresse. Il existe encore l'un de ces passages, aujourd'hui éboulé et inaccessible, fermé par une porte en bois sur l'une des terrasses. Des marches d'escalier ressortent sur la terrasse juste au-dessus. d'autres tunnels donnent côté Ouest sur les " basses rues" mais leurs sorties ont été maçonnés et l'emplacement exact oublié. Lors de différents travaux à travers les siècles des ouvertures de ces tunnels furent mis au jour mais aucuns explorés.

Vue aerienne Paul Bert

Ecole 2017

Vue générale 4

 Côté Bandiat, vue des terrasses de la place Paul Bert, des " maisons fortes " y étaient construites et protégeaient la forteresse des assaillants. 

 

Vue générale

Agrandissement de la carte postale précédente, remarquez l'école avec un seul étage.

 

Lécole supérieur de jeunes filles 2

Construction des créneaux et du mur de souténement côté Ouest.

 

Un coin de la place St Etienne

 

Adjudication mur de souténement

Affiche placardée pour l'adjudication des travaux du mur de soutènement de la place Paul Bert en 1888. Dans ce premier projet, un escalier monumental visible depuis la sortie de la grand'rue devait permettre d'accéder à la place.

(Archives Mairie de Nontron)

 

Les Liteaux

C’était le nom de l’endroit où se trouve actuellement le jardin du monument aux morts. Les murs de la ville passaient à cet endroit, et le terrain (aujourd’hui rehaussé) était à pic sur la vallée. Ce nom les Liteaux avait pour signification Nids de Loups. Un monument à la mémoire de Camille Chabaneau (1831-1908) était érigé à cet endroit en 1911 avant d'étre déplacé de quelques métres pour accueillir le Monument de la Grande Guerre en 1925.

Monument Camille Chabaneau

 Le monument Camille Chabaneau et le monument de la Grande Guerre.

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Eglise Saint-Etienne

Eglise romane construite à côté de l’ancienne forteresse de Nontron, sur les Remparts de la ville. Elle avait une belle tour hexagonale du XIe siècle, fut détruite entre 1814 et 1826, et l’école actuelle fut construite à son emplacement de 1830 à 1835. Elle avait donné son nom à la place aujourd’hui nommée Place Paul-Bert.

Eglise St Etienne gravure 1823

Le château et La grande église de Nontron en 1822.

Dessin à la plume de Jules De Verneilh d'aprés la lithographie de M. Delanoue (1822).

Bulletin SHAP Tome XIII-1886 ( Dessin paru dans le livre Le Périgord Romantique de Pierre Fanlac ) 

Ecole primaire supérieure

Ecole supérieure de nontron

(source : Ministère de l'éducation Nationale, collection " Patrimoine d'enfances")

 

Ateliers de menuiserie

(source : Musée National de l'Éducation) 

 

Ecole primaire supérieure

Adjudication des travaux pour l'agrandissement de l'Ecole Primaire Supérieure (Archives Mairie de Nontron)

Séparateur 2 gris copie

Rieu Merdanson

Petit ruisseau qui descendait de la fontaine Saint-Pierre, et qui longeait la Rue Chabaneau actuelle. Il portait primitivement le nom de Ruisseau Joumard, mais transformé en égout, et dégageant de mauvaises odeurs, il fut baptisé Rieu Merdanson. Au XIVe siècle, il fut recouvert de voûtes et devint souterrain.

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